INAUGURATION DE LA NOUVELLE PLAQUE RUE PICAN

En mars dernier, le Conseil municipal de Houppeville adoptait par voie de délibération le changement de nom de la rue André PICAN en rue Germaine & André PICAN.

Ce samedi 10 octobre, à l’occasion de l’inauguration officielle de la rue Germaine & André PICAN, un hommage républicain, auquel ont été conviés tous les riverains, a été plus particulièrement rendu à Germaine PICAN, homologuée adjudante de la Résistance intérieure française et faite officier de la Légion d’honneur. Cette cérémonie s’est déroulée en présence de la petite-fille de Germaine PICAN, de notre député Gérard LESEUL, de notre conseiller départemental et maire de Malaunay Guillaume COUTEY, des maires de la vallée du Cailly, de Alain ALEXANDRE historien, des porte-drapeaux de la vallée du Cailly, du président de l'association Mathausen où madame Germaine Pican a été déportée et libérée le 22 avril 1945.

 

Sous le soleil matinal, cette cérémonie a été l’occasion d’un hommage émouvant pour ce couple de résistants, en particulier lors des discours de David THIEULIN, conseiller municipal, et de Jean-Pierre DOSSIER, ancien instituteur de la commune, qui ont notamment partagé leurs souvenirs de leurs rencontres avec Germine PICAN.

Militante communiste et figure locale de la Résistance dans laquelle elle s’engagea aux côtés de son mari André PICAN dès le début de l’Occupation en 1940, Germaine PICAN [1901-2001], institutrice à Maromme, fut arrêtée une première fois en juin 1941 et incarcérée à Rouen jusqu’en novembre de la même année. En février 1942, dans le cadre d’une vaste opération de la police française visant à démanteler un réseau de résistants dont André PICAN était l’un des principaux organisateurs, elle fut arrêtée une seconde fois, à Paris, quelques heures seulement après son mari qui devait tomber sous les balles allemandes au Mont Valérien au mois de mai suivant.

Après plusieurs mois de détention à la prison de la Santé puis au fort de Romainville, Germaine PICAN fut déportée à Auschwitz-Birkenau en janvier 1943, puis transférée vers les camps de Ravensbrück en août 1944 et Mauthausen en mars 1945.

Après sa libération en avril 1945, Germaine PICAN fut l’une des premières femmes élues au Conseil de la République (actuel Sénat) où elle représenta la Seine-Inférieure entre 1946 et 1948. Au terme de son mandat, elle poursuivit son combat politique et entreprit de témoigner, jusqu’à la fin de sa longue vie, de son expérience aussi douloureuse qu’exaltante, en particulier devant des centaines de collégiens de la Vallée du Cailly

Pour accéder au texte intégral du discours de David Thieulin, cliquez ci-dessous Discours de David THIEULIN en hommage à Germain PICAN